Auteur : Angela McALLISTER Illustratrice : Tiphanie BEEKE Genre : Pour petits-enfants et plus grands Éditions : Gautier-Languereau Nombre de pages : 25 ISBN : 978-2013-911146
Quatrième de couverture :
Brindille est si petite, et les arbres si grands... Pourtant, quand son ami Gros-Ours est en danger, elle n'hésite pas à partir toute seule dans la neige, afin de
le sauver. Une tendre histoire de courage et d'amitié qui touchera tous les enfants, petits et grands.
Mes impressions :
Un livre très mignon, qui parle d’amitié et de courage, et loyauté. Un livre qui est chaleureux et sincère.
J’ai aimé ce décalage entre la taille et Brindille si petite et son grand courage et la grande taille de l’ours et son manque d’entrain dû au fait qu’il veut hiberner et tombe de sommeil. Mais
tous les deux se mettront en péril pour sauver l’autre.
Les couleurs sont chatoyantes, tout en étant tendres.
Les dessins sont très mignons et très doux.
J’ai beaucoup aimé cette histoire, écrite avec un langage simple et donc accessible aux tout-petits. Elle montre la rudesse de la vie mais aussi les bons sentiments et l’entraide affective et
amicale.
Auteur : Eric-Emmanuel SCHMITT Genre: Roman Éditions : Albin Michel Nombre de pages : 100 ISBN : 978-226-135025
Quatrième de couverture :
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour
enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze
derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.
Mes impressions :
Le résumé du livre m’a interpellée et je ne regrette pas du tout de l’avoir lu tant il est une belle leçon de courage malgré
le thème de la mort ; il transmet une belle leçon de vie et de courage sans « lourd ».
Oscar, n’aime pas que ses parents lui mentent et n’acceptent pas la réalité de sa mort.
Il est très affecté par son état mais il se culpabilise car il se sent responsable de l’échec des traitements et de la déception des médecins et infirmières sous leurs regards peinés.
Marie Rose elle, visiteuse à l’hôpital, n’est pas hypocrite, elle n’essaie pas de lui mentir, elle ne lui dit pas qu’il ne va pas mourir, elle acquiesce au contraire, car elle sait qu’il
sait, alors à quoi bon lui cacher la vérité ?
Elle lui parle de Dieu et lui dit qu’il peut lui écrire, que Dieu exauce des vœux mais il n’est pas le père Noël, à Dieu nous ne pouvons que demander des choses de l’esprit, alors Oscar va
trouver l’idée intéressante et il va lui écrire pour lui parler de ses doutes et de ce qu’il pense, et il se sentira moins seul.
Marie Rose est généreuse, très proche de lui et parce qu’elle ne lui ment pas, il va avoir confiance en elle.
Elle lui donnera le moyen et la force d’ouvrir son cœur à sa voisine de chambre la petite fille bleue, qui souffre de maladie cardiaque et il va s’épanouir et prendre de l’assurance face aux
autres et même face à ses parents.
Elle invente à Oscar des légendes et un passé a elle de catcheuse…pour lui rendre moins douloureux les 10 deniers jours de la vie, ainsi il va grandir plus vite et aura le sentiment d’avoir vécu
une vite entière, jusqu’à la triste et touchante fin…
Un livre extraordinaire; en quelques lignes, l’auteur nous fait passer du rire aux larmes et des tas d’émotions, des sentiments de douceur et de douleur mais tout en tendresse.
Les mots sont forts, le style est clair, fluide, le petit garçon ne manque pas d’humour, il démystifie ainsi sa propre fin.
Il ne cherche qu’à accepter, l’inacceptable.
Un livre très beau, touchant et émouvant comme le sont le garçon et Marie Rose.
A lire absolument.
Auteur : Christophe GALFARD Genre : Roman jeunesse (à partir de 10-12 ans) Éditions : Pocket
Jeunesse
Nombres de pages : 324 ISBN : 978-2-266-18756-5
Quatrième de couverture :
Tristam Drake est né sur un nuage, quelque part au-dessus de l'océan, à 2 000 mètres d'altitude. Son village créé loin de
tout pour cacher Myrtille, la fille du roi des Nuages du Nord qu'un tyran cruel a détrôné. Le jour où l'armée du despote retrouve leur nuage et arrête ses habitants, seuls Tristam et son ami
Tom réussissent à s'échapper. À la recherche de Myrtille, ils vont découvrir le sinistre dessein du Tyran : transformer le climat de la planète et l'utiliser comme une arme de guerre. Pour
l'en empêcher, ils devront parcourir le ciel et comprendre ce que sont les éclairs et les nuages, ce qui se cache la nuit dans le noir entre les étoiles, pourquoi le ciel est bleu le jour et
rouge le soir...
Mes impressions :
Tristam rêveur, tendre et parfois naïf, n’est pas très doué à l’école et malgré ses incompétences, il est un être
essentiel et important dans le livre.
Ses amis, Myrtille la fille du roi et Tom le fils du colonel, celui même qui doit protéger Myrtille sont au centre de ce roman ; ils sont très attachants, dans leur combat pour sauver la
planète.
Nous nous sentons proche de Tristam parce que n’étant pas doué à l’école, il apprend tous les phénomènes de la nature en même temps que le lecteur.
Ce roman est un joli conte, avant-gardiste, qui nous informe sur les dangers que nous humains pouvons causer à notre Terre. Ils nous en parlent simplement et
parfois avec des métaphores poétiques.
Ce livre qui trouve sa place, à l’heure où l’écologie et l’environnement sont menacés.
Le thème est très actuel, l’effet de serre y est raconté mais pas seulement.
Le livre nous explique d’où viennent et que sont les nuages, pourquoi le ciel est bleu le jour et rouge le soir, la lumière, la vision de nuit ou de jour, le rôle de l’oxygène, comment se forment
les ouragans, les cyclones… mais aussi que sont les étoiles, la voie lactée, la galaxie, comment se forment les vents, l’oxygène, en bref il est une mine d’informations sur tout ce qui
compose notre univers et ses planètes.
L’auteur se sert d’illustrations en collaborant avec Vincent Dutrait.
Les informations sont données sous forme de schémas, de dessins, d’exemples et de photos en encart très intéressantes et essentielles pour bien comprendre les climats et ses effets.
Ce roman est une source exceptionnelle de sciences sur la nature, racontée à l’aide de personnages,
bons ou méchants, et qui est agrémenté par les thèmes de l’amitié, mais aussi des trahisons, des guerres, des émeutes.
Tristam, Tom et Myrtille se battent pour sauver la planète des agissements néfastes, et cherchent à arrêter des personnes, comme le tyran et le Blizzard, qui ne savent pas ce qu’elles font, mais
qui veulent bien souvent le pouvoir et gouverner le monde.
Nous pourrions penser que le thème nous renvoie à un roman rébarbatif, très scolaire ; mais non, absolument pas, il est construit comme une aventure extraordinaire, avec des
rebondissements, des doutes, des peurs, jusqu’à la scène finale, qui est très bien menée, décrite dans un climat de tension et de lutte et d’espoir.
Le style est frais, captivant, l’idée de faire passer le message des dangers que nous humains pouvons occasionner à la Terre, à travers un roman original qui parle de notre belle planète, est
subtile et intéressante, car plus percutante.
Un livre que je recommande aux adultes et aux adolescents pour les sensibiliser et leur faire comprendre que notre Terre est précieuse, à nous d’en prendre soin pour qu’elle continue d’exister
encore des années et des années…
Sans être culpabilisant, l’auteur nous dit qu’il faut agir dès aujourd’hui pour un monde meilleur à venir.
Sans doute qu’une suite est prévue. Après la description de notre Terre, de notre galaxie, des répercussions de nos agissements, puis une mise en garde, viendra sans doute le temps d’une possible
réparation et des conseils pour améliorer et prendre soin du lieu de notre vie, à grande échelle.
Auteur : Éric HOLDER Genre : Roman Éditions : J’ai lu Nombre de pages : 156 ISBN : 978-2-290-32844-6
Quatrième de couverture :
" Quand il vint prendre son service, l'infirmière lui montra leur chambre. Il y avait un lit et un matelas par terre. Pour ce soir, dit-elle, je resterai avec
vous. Faites bien attention à ce que je vous apprendrai. D'abord, il faudra vous débrouiller seul. Elle ajouta : j’ai compté, vous êtes la trente et unième personne que je forme. D'habitude, ce
sont des étudiantes. C'est une curieuse idée, d'avoir pris un homme. "
Muriel est tétraplégique. Toute minute qui passe est pour elle une torture. Une souffrance que rien ne peut endormir sauf peut-être l'amour. N'est-ce pas là
justement le miracle ? Cet homme qui la touche, la transforme. En se liant à lui, elle fuit la tyrannie du mal. En épousant ses peines, il l'arrache à son sort.
Laconique et percutant, ce roman nous renvoie à la difficulté d'exister. Solitude de l'un, blessure de l'autre. Même dans un monde désenchanté, l'être fait son
chemin.
Mes impressions :
C’est l’histoire d’une rencontre entre deux solitudes.
Muriel, tétraplégique, a un caractère plutôt non avenant sans doute au vu de sa situation et lui solitaire, apaise sa désespérance dans l’alcool.
Au fil des pages nous apprenons un peu de leur vie passée ; et nous nous attachons à ses deux personnages qui reflètent un peu la société
d’aujourd’hui : mal être, solitude, problème d’argent…
Leur vie est jalonnée de rencontres, Marie, la garde-malade qui se partagera les jours et les nuits avec « Chef » auprès de Muriel, le père de cette
dernière, Karim le jeune boxer talentueux, Chibani, un sdf, compagnon d’infortune de Chef, Vietti, Lopez le gérant de la salle de boxe, Maurice, le propriétaire du restaurant…
Ce livre nous ouvre les portes sur le handicap lourd, il pose un autre regard, autre que celui de la curiosité de la dissemblance ; il nous parle aussi
d’amitié, d’amour, de respect de l’autre dans sa différence, dans son individualité et dans son existence particulière.
Muriel, retrouvera le goût de vivre, tandis que « Chef » oubliera peu à peu son accoutumance à l’alcool, puisque le vide qu’ils ressentaient chacun de leur côté, va se combler et se
remplir respectivement de l’Autre.
Le style est clair, agréable, les phrases sont courtes, ce livre se lit facilement, et simplement.
Mais il n’est pas dénudé d’émotions ; nous les ressentons, à travers les mots, les non-dits, le regard des gens inconnus croisés au cours de leurs virées en voiture mais aussi à
travers les situations, parfois douloureuses mais absolument pas larmoyantes.
Un livre poignant écrit avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et de simplicité,qui parle de différence mais qui ne laisse pas indifférent.
L’adaptation cinématographique par Alain MONNE, avec Sophie Marceau et Christophe sortira le 18 novembre 2009.
Auteur : Philippe LABRO Genre : Roman / Témoignage autobiographique Éditions : Folio Nombre de pages : 244 ISBN : 2-07-030512-0
Quatrième de couverture :
« C'est arrivé subrepticement, sournoisement, sans prévenir, une vraie saloperie, une lente et insidieuse pénétration. Je suis l'esclave d'une chose
indéfinissable qui est en train de me détruire et je lui obéis sans aucune résistance... »
«Quelque chose a changé». Ce « quelque chose » n'est autre que le début de la plongée dans une dépression nerveuse dont le célèbre romancier a été victime.
Dans un récit vécu, sans fard ni concession, l'auteur de La traversée raconte ce que signifie perdre le désir, l'énergie, la passion, l'estime de soi. Avec un style intime, conduit par
le souci authentique de restituer « cette tristesse sans larmes », et « dire comment c'était », selon la formule de ses maîtres en écriture, Hemingway et Hugo, Philippe Labro évoque les effets de
« la broyeuse » qui vous ronge le ventre.
Mais ce témoignage unique, porté par le souffle de l'écriture, constitue aussi une éclatante affirmation de la force de la vie et de l'amour.
Mes impressions :
Ce livre parle de dépression mentale, lente agonie des jours et des nuits de l’auteur lui-même.
Dans la première partie, Philippe Labro se raconte à la troisième personne du singulier, comme s’il vit la dépression de l’extérieur ; elle ne lui appartient
pas.
Il ne se reconnait plus, plus personne ne le reconnait et il a beaucoup de peine à admettre qu’il va mal : honte ? Peur du regard d’autrui, du qu’en dira-ton ? Où alors son
attitude du dénie lui permet de faire face à un sentiment de perte, la sienne, qu’il ne maitrise pas ?
Il nous raconte sa vie au quotidien, le vide qui l’entoure, ses tentatives ratées pour aller mieux, puis au fil des pages, il nous relate brièvement la cause
professionnelle de son mal, et de l’idée fugitive du suicide… puis il fait le chemin de sa vie à reculons, il nous parle de sa mère, de son père il fait le récit de ses 7 chutes effectives et
affectives ; il se relève à chaque fois non sans douleur mais différent.
Il écrit aussi sur ses relations, ses collègues du métier des médias, sur ses amis ou pseudos amis et par la même relativise les « faux amis » ; il témoigne de l’amour de sa
femme, de ses enfants et des gens qui l’aiment vraiment qui sauront le soutenir et l’aider à remonter la pente.
A la fin, une fois sortie de cette abîme, il nous donne des conseils avisés et bien sentis, pistes irréfutables ; il va à l’essentiel pour aider ceux et
celles qui sont dans l’engrenage de cette maladie.
Un très beau roman autobiographique ; nous en ressortons, conquit sur l’utilité et sur la façon d’aborder ce thème ; qui connait mieux la dépression que celui qui l’a
vécue ?
Il écrit sans pudeur mais avec sobriété et subtilité, les mots sont percutants, il se livre, il se confie avec complaisance, et narcissisme ; cela rend
l’œuvre généreuse pour les autres et réparatrice pour l’auteur lui-même.
J’ai trouvé ce livre fabuleux, fort, poignant ; il a un double avantage, celui de faire connaître à ceux et celles qui n’ont jamais vécu une dépression, qui
n’ont jamais été confrontés à elle, ce qu’elle est et la douleur de vivre qu’elle peut engendrer ; le second avantage, est qu’il fait espérer, ceux et celles qui souffrent ou ont souffert de
ce vide en soi, de ce manque d’énergie, car l’auteur dit qu’on peut s’en sortir. Il nous transmet un message, celui de l’espérance. Personne n’est à l’abri de la dépression, mais nous
pouvons nous en sortir grâce à l’amour des proches, la volonté et la médecine.
D’ailleurs le titre est éloquent ; il évoque la sortie du tunnel et la lumière; la résurrection, la remontée d’entre les « morts », vers la vie et vers les autres.
Un témoignage à lire pour s’informer et pour espérer.
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