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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:09

La femme aux deux visages

 

Auteur : Franck Gill SLAUGHTER

Genre : Roman fantastique

Éditions : Presses Pocket

Année : 1981

Nombre de pages : 281

ISBN : 2 266 01059

 

 

Quatrième de couverture :

 

Complètement défigurée à la suite d'un accident d'avion, Janet Burke, journaliste de talent, subit une opération de chirurgie esthétique qui la transforme en moderne aphrodite.

Dès lors, de singuliers phénomènes se produisent en elle.

Derrière sa personnalité d'américaine du XXe siècle, une autre apparaît, cynique, vulgaire, diabolique, contre laquelle elle va lutter désespérément.

Qui la délivrera du démon qui l'habite ? Le père Julian O'Meara, grand exorciste du diocèse, l'étrange professeur Mc Carthy, une autorité en matière de parapsychologie, ou le docteur Michaël Kerns, jeune et brillant chirurgien que sa profession devrait porter à chercher la solution de l'énigme dans le domaine du rationnel ?

Dans ce roman troublant, Frank Slaughter nous laisse entrevoir un monde inquiétant, parallèle au nôtre et régi par des forces obscures.

 

Mes impressions :

 

Mike nouvellement chirurgien plastique de 28 ans, assiste à un accident d'avion dans lequel voyageait Lynne Tallman femme appartenant à une secte et responsable de nombreuses morts. La journaliste Janet Burke l'accompagnait ; elle était pressentie pour faire une interview exclusive, dans le but de recueillir des informations concernant les motivations de la terroriste qui souhaitait faire des révélations – toutes deux avaient lié « amitié » : Lynne avait fini par faire confiance à Janet et Janet enviait la beauté de Lynne...

Mike va porter les premiers secours sur les lieux du crash. Alors que Lynne meurt, Janet ne succombera pas à ses nombreuses blessures et notamment celle du visage. En effet celle-ci est complètement défigurée.

Mike verra dans ce cas, le moyen de sauver une vie mais aussi de pratiquer ce pourquoi il exerce : la reconstruction faciale de cette jeune femme avec pour modèle l'Aphrodite de Praxitèle.(vénus)

La police et les médias soupçonnent que cet avion n'est pas tombée accidentellement, une enquête est ouverte.

Avant de reprendre connaissance Janet reste quelques jours dans le coma et pendant ce temps là d'étranges tracés apparaissent sur son EEG, il s'agit d'ondes thêta. Il semblerait pour schématiser qu'une partie de son cerveau serait conscient alors qu'elle n'est pas encore sortie du coma. Des faits surpenants se passent dans sa personnalité : son timbre de voix se modifie quelquefois et ressemble à celui de Lynne, elle fait des répliques qui se confondent et de temps en temps elle a des comportements bizarres faisant penser à ceux de Lynne. Alors qui est-elle vraiment et pourquoi dans son regard Mike perçoit des phénomènes inquiétants.

Le psychiatre choisit par Mike dans le but de découvrir de quels problèmes psychologiques souffrent Janet évoque la parapsychologie, il s'agit d'une forme extra-sensorielle et de précognition.

L'oncle de Janet Georges Stanfield rédacteur en Chef du journal dans lequel travaille Janet est inquiet. Lynne Tallman a dirigé un groupe d'adorateurs du diable qui invoquaient leur prétendue dévotion à Satan comme excuse pour justifier les attentats à la bombe et les incendies qui sont leur spécialités.

MacCarthy pense que Janet a une personnalité multiple suite à la commotion ; est-ce que le choc lors de l'accident est-il seul en cause ? Ou bien y-a -t-il y a une autre interprétation possible ?.
La personnalité de Lynne et son attitude parlent au travers de Janet.

Mac Carthy évoque la possibilité que l'âme essence et échange électrique voyage d'un corps à un autre et pause la problématique et la possibilité d'un monde parallèle.

Deux théories sont confrontées. La seconde est mise en avant par un prête, proche de Mike. Lui envisage la possibilité que Janet soit possédée par un démon. Ces deux théories s’affrontent mais aucune ne fait pas l’unanimité. Les policiers qui en prennent connaissance restent plus que septiques. mais où se cache la vérité ?. Qu’en est-il exactement et comment arrêter la catastrophe qui se profile : la mort de milliers d’innocents orchestrée par Lynne et qui se cache derrière tout ça  ? C’est ce que nos personnages tournés vers le bien vont essayer de découvrir.

 

Ce livre pose alors la question de l'éthique médicale. Est-ce que le médecin peut modifier complètement l'apparence d'une personne défigurée selon un modèle correspondant à ses propres goûts (ici l’Aphrodite de Praxitèle) ? Est-ce que l'autorisation n'est qu'une formalité ?

Bien sûr qu'il s'agit d'un roman mais de nos jours ce constat est on ne peut plus actuel. Vous avez tous entendu parlé de cette greffe totale de visage sur un homme de 35 ans atteint d'une maladie génétique en 2009.

Est-ce que les bénéfices du patient ne sont pas moindres comparés à ceux du médecin qui voit là sa carrière propulsée (via la médiatisation) ? Ou par la mise au point d'une technique ?.


Où commence la fiction ?

Un autre fait m'a frappée dans le scénario. Ce roman étrangement, précède dans les faits les attentats du 11 septembre. Cela m’a fortement étonnée : « Les fabricants de bombe amateurs pourraient probablement créer des armes d'une puissance d'un dixième de kilotonne. Une bombe de cette nature serait assez puissante pour faire crouler les tours jumelles de 110 étages du centre commercial de Manhattan ou bien le bâtiment du Capitole » Le scénario pourtant romancé rejoint ici la réalité....

Néanmoins j’ai énormément apprécié ce roman fantastique. Il est surprenant et nous entraine dans une histoire originale racontée avec style. Ce qui en fait un roman étonnant et efficace car il nous tient en haleine et nous interroge.

L'auteur s'inspire de sa propre expérience en tant que médecin pour écrire ses romans. Ici encore nous en somme témoins. Nous saisissons également son intérêt pour l'histoire et le monde de la religion.
Il met en scène des nouvelles technologie médicales : il est question ici de démonologie, d'exorcisme, de perception para-sensorielle.
Je pense que les amateurs ici y trouveront de quoi passer un excellent moment.
Le titre est très bien choisi puisque Janet/Lynne sont par moment une seule et même personne. Elles représentent à la fois le bien et le mal. Tout le monde sait que chaque personne a une part de bonté et une autre de méchanceté....laquelle prédomine dans chacun d'entre nous ?...Mystère...


Par Mélusine - Publié dans : Romans - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 15:40

Extrème urgence

 

 

Auteur : Michael CRICHTON
Genre : Policier
Éditions : Pocket
Année : 2003
Nombre de pages : 346

ISBN : 978-2259205245

 

Quatrième de couverture :


Vengeance criminelle ? Meurtre crapuleux ou erreur médicale impardonnable ? Qui a intérêt à ce que le cadavre de la jeune Karen, lamentablement échoué dans une rue de Boston, emporte à tout jamais avec lui ses secrets ? Comment expliquer cette fin sordide pour la fille d'un des plus grands médecins de la ville, fût-elle marginale, nymphomane et droguée ? Est-elle morte, comme on le croit, des suites d'un avortement illégal ? La police a-t-elle raison de soupçonner le médecin asiatique qui aurait pratiqué l'intervention ?
L'autopsie livre des révélations de plus en plus surprenantes. L'enquête chirurgicale tourne au suspense le plus pur... Là où enquêteurs et policiers s'avouent très vite impuissants, un scientifique- seul face à tous-réussira peut-être à élucider le mystère insondable d'une vie qui n'est plus.

 

Mes impressions


Cette édition est agrémentée de notes de l'auteur afin d'expliquer dans quelles conditions a été rédigé ce roman. C'est à dire qu'il a été composé entres deux entrées universitaires dans le but de le faire éditer et de toucher un pécule qui aurait permis à l'écrivain de financer une partie de ces études de médecine. Mais au vu du succès de celui-ci l'auteur a par la suite abandonné celles-ci pour se consacrer à l'écriture.
Alors il est logique de reconnaître que l'auteur connait le sujet.

Nous sommes dans l'Amérique des années 1960 : l'avortement est illégal dans une Amérique puritaine.

Le livre commence avec cette scène : Franck Conway entre dans la laboratoire, furieux, une patiente avec 4 enfants est décédée lors d'une intervention dont il était le chirurgien. Il souhaite faire une autopsie le plus rapidement possible. Nous apprenons qu'il est un personnage peu aimé de la profession.
Alors que Art Lee un médecin estime que certaines grossesses non désirées (suite à l'abus d'alcool de drogues, d'intimidation etc) peuvent affecter toute une vie, il considère que les médecins devraient laisser la liberté à la femme de choisir d'interrompre ou pas leur grossesse.

Karen Randall fille d'un éminent médecin est morte. Certains, dont la police chargée de l'affaire, soupçonnent que celle-ci était enceinte au moment de son décès ( hémorragie). Elle serait morte des suites d'un avortement et que son médecin avorteur était Art. Mais qu'en est -il exactement ?
Certains connaissent les agissements et les prises de position de Art et notamment son ami pathologiste, John qui ferme les yeux et parfois même se rend complice des actes illégaux pratiqués. Il falsifie certaines données médicales pour pouvoir taire certains avortements.
Art est emprisonné, en garde à vue. John ira le soutenir et surtout voudra comprendre ce qu'il s'est passé. À ce moment là Art lui apprend que ce n'est pas lui qui a pratiqué l'avortement. John le croit et va essayer de faire la lumière sur cette affaire, motivé par le fait que si Art tombe, lui aussi, et leurs agissements seront mise à jour et causeront beaucoup de tort à leur carrière.
Pour cela il assiste à l'autopsie de la jeune femme et s'entretient avec les personnes qui ont rencontrée Karen la nuit précédent son décès.
Nous faisons la connaissance de tout un tas de personnages ! tous très compliqués, de même que leur vie...ils sont parfois tortueux et n'hésitent pas à critiquer, envier et juger les autres ; en l’occurrence leurs confrères quand il s'agit de médecins.
Nous sommes plongés dans un univers médical spécifique, particulier. Les rebondissements et revirements de situations nous font progresser à tâtons parfois même ils nous interpellent.
Ayant travaillée dans le médical, souvent pendant cette lecture, je me suis sentie confrontée à la réalité et je me demande où celle -ci rejoint la fiction.

Néanmoins ce livre est une mine d'information sur les lois Américaines en matière de médecine, mais aussi sur la hiérarchie, la déontologie et les pratiques médicales.

J'ai trouvé un peu longuette cette enquête menée par John le meilleur ami de Art Lee. Il se substitue à la police dans ce récit et enquête pour son compte personnel. Cependant j'ai beaucoup aimé le travail sur la psychologie des personnages. On avance doucement mais sûrement. Mais au final nous nous rendons compte que nous ne savons pas toujours qui se cache derrière une personne. Elles ne sont pas toujours celles que nous croyons.
Les termes médicaux ne sont absolument pas un frein dans la fluidité de la lecture car tout est très bien expliqué.
Ce qui m'a le plus gênée est la somme des personnages qui se recoupent et donnent une histoire riche et recherchée néanmoins jamais confuse. Ce qui est quand même à relever parce que vu le nombre de personnage, le récit aurait pu être brouillon..
La fin nous procure étonnement mais elle est très intéressante. L'aboutissement nous éclaire après des doutes et des croyances parfois fausses sur la culpabilité de certains personnages.
Au final je suis surprise de me rendre compte que l'auteur a écrit ce livre en si peu de temps.
Donc je conseille ce livre aux lecteurs qui aiment les enquêtes minutieuses et les histoires tourmentées.
A noter que les lois sur l'avortement m'ont éclairée sur les pratiques et surtout sur l'évolution de la loi.
Cependant, tout tourne autour de la mort de cette jeune fille. Le sujet s'appuie essentiellement sur un avortement, ce qui est en soit un peu mince comme intrigue.


Par Mélusine - Publié dans : Policiers/Thrillers/Suspense - Communauté : Salon Lecture
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 10:45

Les contes de la lune

 


Auteur : Élisabeth DELAIGLE
Genre : Contes
Éditions : Persée
Année : 2011
Nombre de pages : 54 pour la version numérique
ISBN : 978-2-8231-0037-2 


Quatrième de couverture :


Vue de la terre, la lune, par sa rondeur et sa bonhomie incite à toutes les rêveries… Inaccessible et pourtant si proche, elle peuple l’imaginaire des hommes pressés de la conquérir, et enflamme le monde depuis la nuit des temps avec son lot de légendes et de mystères.
Dans Les contes de la lune, les enfants sont transportés dans des univers très différents, au gré de récits qui ont tous la lune comme déclencheur de situations insolites : que ses rayons éclairent l’aigle blessé, la princesse désespérée, les souris affamées, le boxeur conquérant, le vieux chat jaloux, l’ourson espiègle ou les deux enfants perdus en forêt, elle les pousse à faire de petites bêtises ou de grandes choses !

Mes impressions :


Tout d'abord je tiens à remercier l'auteure  pour m'avoir envoyé gracieusement son livre.

La lune a toujours inspiré et même intrigué les hommes depuis la nuit des temps et ici dans ce livre qui regroupe sept contes elle en est la fil conducteur.

Le buveur de lune nous plonge à l'époque des ancêtres et de la culture indienne. Un jeune garçon se lie d'amitié avec un Aigle.
Ce texte nous parle de respect envers les autres et de la nature mais aussi de la transmission des valeurs familiales et ancestrales.

La fileuse de lune commence comme un dessin animé de Walt Disney. Une princesse et une fée.
Plus actuel il m'a fait pensé à « Raiponce »....Il est néanmoins un jolie conte pour petite fille dans lequel le prince charmant tant attendu arrive et délivre la princesse d'un mauvais sortilège....

Les croqueuses de Lune, met en scène des souris qui nous rappellent les sept nains dans Blanche Neige, tous avec des personnalités bien différentes...
On y trouve quelques références à La fontaine, surprenant mais efficace et aussi une lune qui ressemble à s'y m'éprendre à une gros fromage céleste rond....
Le boxeur de lune nous raconte l'histoire d' un jeune garçon pauvre et seul, qui a fui un bidonville d'Amérique du Sud. Il se retrouve dans un cargo....et puis il fait une rencontre, une jolie rencontre : la bonne personne au bon moment, de celle qui change la vie.
La morale de l'histoire pourrait être qu'il est important de croire à ses rêves et de se donner les moyens de les réaliser.
La voleuse de lune ou l'histoire d'un amour entre un chat bourgeois et une chatte des rues...Mélange des genres et des différences.
Les chasseurs de lune dépeints des enfants des pauvres et des moins pauvres et leur rencontre avec la lune qui va les inciter à des comportements courageux.
Jusqu'où peut-on aller par amour ?
Le pêcheur de lune est l'histoire d'un petit ourson grizzly nommé Mayak. Sa maman Oujka qui l'élève seule doit leur apprendre à pêcher. La lune disque d'or se reflète dans l'eau.
Ce conte évoque l'apprentissage de la vie et l'entrée dans le monde des adultes.

Tous ces contes transmettent des messages : des leçons de vie et de courage mais pas seulement.
Des histoires douces, remplies de bon sentiments et qui appellent à la douceur et aux attitudes héroïques parfois touchantes mais toujours très belles.
Les contes sont riches et variés. Ils font allusion à l'enfance et raviront nos chères têtes blondes qui peuvent facilement s'identifier aux personnages.
Les dessins, des illustrations aux traits fins , délicats, à l'encre noire viennent agrémenter les récits. Ils sont très jolis et fort réussis. J'ai beaucoup aimé.

Avec ce livre l'auteure nous fait rêver, nous émeut. Elle titille nous imagination. Elle nous fait passer un bon moment. Sans aucun doute elle peut amener à faire aimer la lecture aux enfants qui trouvent dans ces contes de quoi faire naître ou raviver des émotions.

Par Mélusine - Publié dans : Fables/Contes/Poésies - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 09:32

La mort vous a choisi

 

Auteur : Éric LAURENT
Genre : Thriller
Éditions : Plon
Année : 2009
Nombre de pages : 269
ISBN : 978-2259205245


Quatrième de couverture :


Un simple jeu sur Internet transforme sa vie en cauchemar. Il croyait traquer un tueur virtuel mais les crimes d'un sadisme inouï sont commis dans le monde réel. Un piège meurtrier se referme sur lui.


Mes impressions :


Le roman s'ouvre sur une parenthèse : un homme Steeve est en lutte avec un second : Steve est-il la victime ou le meurtrier ?. Puis le roman commence vraiment. Deux parties offrent aux lecteurs le suspense nécessaire pour entrer dans cette histoire crapuleuse.
Steeve est analyste financier, trader. Après la rupture avec sa femme Sarah avec laquelle il était marié depuis cinq ans, il quitte New York pour s'installer et travailler à Chicago.
Pour lui New York et Wall street étaient un terrain de jeux de part son métier...Un soir il rencontre Jenny, avec qui il va boire un verre...Ce même soir il trouve dans sa messagerie un Email du site tracker.com quelque peu étrange : il lui propose un jeu : gagner de l'argent en sauvant des vies. Le principe : mener l'enquête à partir d'indices. S'il accepte et clique sur le lien, il ne pourra plus faire machine arrière. Attisé par la curiosité il accepte. Il arrive sur un site internet qui lui explique qu'il aura quatre coéquipiers, tous de parfaits inconnus...ensemble il devront faire corps pour trouver le meurtrier de ces innocents....Tous les cinq essaieront de percer à jour le tueur mais chacun a quelque chose à cacher sur sa vie singulière.
Steeve comprend très vite que les indices sont laissés par le véritable meurtrier. Est-ce que ces meurtres vont aboutir au sien propre ?
« 
L’organisateur nous a lancés à la poursuite du meurtrier pour une raison que nous ignorons encore. Mais elle a certainement un lien avec nous . Réfléchissez nous ne nous sommes jamais rencontré. Pourtant, nous nous retrouvons rassemblés autour de ces indices ! C'est évident : nous n'avons pas été choisis par hasard ! »,... « L'homme derrière Tracker est le seul à pouvoir orchestrer, ça explique cette clause du règlement qui nous interdit de dévoiler la moindre information personnellement ».


Le commissaire Plazer est chargé des affaires de meurtres. Lui même a une personnalité floue et inquiétante.
Peu à peu on apprend des informations sur les personnes choisies, sur les « coéquipiers ». Des bribes de leurs vies nous sont racontées et donc nous arrivons à saisir leur personnalité et leur passé.
Eux mêmes
vont se confronter à la réalité, en allant sur le terrain, frissons garantis !
La méthodologie employée par le meurtrier est folle, froide, démesurée. Nous sommes en présence d'un individu qui agit avec une méticulosité maladive, il est un maniaque du détail. Est-ce qu'il connait Steeve personnellement ? Agit-il par vengeance personnelle ? .On avance dans l’effroi et dans le flou...Le jeu de piste est macabre...et nous confond....

Le récit est ponctué par des longs passages qui dévoilent les pensées du tueur. Il jubile, explique ses émotions de façon effrayante.
La fin imprévisible m'a stupéfaite (peut-être un peu déçue aussi) et j'ai même l'impression que le lecteur a avancé à tâtons, dans l'inconnu sans réellement démêler le vrai du faux, sans connaître la véritable identité des protagonistes.
Le style permet de saisir au plus juste les scènes des crimes et de nous plonger dans un environnement machiavélique.La description des corps mutilés empoisonnés est difficilement supportable.
Cependant ce roman est très vite lu. En effet, l'auteur a une écriture simpliste Il choisit de faire des descriptions détaillées des meurtres mais pour le reste il va à l'essentiel. Il est méthodique comme le tueur en série.
Somme toute ce livre est plutôt bien ficelé.
L'auteur mêle le réel et le virtuel de façon étonnante.
Je me suis laissée prendre au jeu ! Je suis complétement entrée dans les manipulations, les mensonges, les rebondissements et le suspense....


Par Mélusine - Publié dans : Policiers/Thrillers/Suspense - Communauté : Salon Lecture
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 10:01

Maxime ou la déchirure

 

Auteur : Flora GROULT
Genre : Roman
Éditions : J'ai lu
Année : 1974
Nombre de pages : 185

 

Quatrième de couverture :


Maxime a quarante ans. Elle est encore attachée à Pierre, son mari, par les liens de l'habitude. Partagée entre le besoin des paisibles certitudes et la soif d'autonomie qui naît parfois à la maturité, partir lui apparaît en même temps comme une défaite et comme un accomplissement. Au début du livre, Maxime vient de refermer la porte sur sa vie passée. Les étapes de cette séparation, les réactions de l'entourage, la découverte d'un autre soi-même, voilà pour l'héroïne autant de déchirures qui la modifient en profondeur. C'est avec de nouvelles possibilités et un goût ardent pour toutes les joies offertes par la vie qu'elle affronte désormais les problèmes de la femme d'aujourd'hui.


Mes Impressions :

 

Pour Maxime traductrice, la crise de la quarantaine a commencé sa lente progression alors elle décide de quitter Pierre...Ils n'ont pas d'enfants, la décision semble moins difficile à prendre. Elle quitte alors le domicile conjugal :« Le lendemain très tôt, quand elle se réveilla, elle fut un instant inondée de joie et de paix.Les oiseaux chantaient dans la deuxième cour et des voix qui allaient devenir familières échangeait par la fenêtre les propos du matin.../..Même en dormant elle avait éprouvé un sentiment de bien être et de liberté » ; et va séjourner dans l'appartement de sa sœur Charlotte, veuve qui a un enfant Mélanie.... Charlotte en ce moment n'est pas chez elle, elle est en « vacances » pour son travail. Charlotte , trouve que trop souvent les mariages se soldent par un échec....Qu'est ce qu'il se passe dans la désamour ? Pourquoi finit-on par dés-aimer notre conjoint ?
C'est ce que l'auteur va tenter de comprendre...Elle parlera aussi de reconstruction, de nouvelle vie ...

Le livre n'a rien d'extraordinaire. Il ne se passe pas grand chose mais les sentiments des uns et des autres, Maxime, Pierre, Charlotte, Laury sont tour à tour décrits et exploités amplement. Ils se posent des questions sur la vie en général et la leur en particulier. Ce roman décrit alors les relations filiales, fraternelles, paternelles, amoureuses, les relations intimes et les rapports humains. On se reconnaît de temps en temps chez l'un ou l'autre des personnages mais sans vraiment s'y attacher.
Maxime nous parle d'elle de ses sentiments, tel un chant poétique. L'écriture est nonchalante comme la vie qui devrait se vivre simplement et se nourrir de peu. Elle s'arrête sur les petites choses du quotidien. Elle sort de l'habitude qu'elle avait avec Pierre et rencontre un autre homme More.Elle prend le temps de gouter les choses, mais aussi le temps qui passe, elle se rappelle le passé, parfois avec culpabilité d'autres fois avec le sentiment de liberté.
Pierre, un peu déboussolé par son départ est dans un tournant de sa vie et va tester ses capacités de séduction sur d'autres jeunes filles.
Pierre avait une fille de son précédent mariage, Laurie, avec laquelle il a eu du mal à s'attacher quand elle était jeune. Cette dernière aimerait que Maxime revienne, car elle la trouvait intéressante. Mais est-ce que Maxime ne veut pas complètement tourner la page ?....Son père à elle est malade et ceci va rapprocher encore plus les deux sœurs....
Cette dernière, si au début elle est plutôt pour la séparation entre Maxime et Pierre, finit pas hésiter sur son bien fondé : « Je te comprends bien sûr mais en même temps cela me paraît impossible comment toi « Of all people » dirait Pierre, as-tu eu le courage terrible de le quitter, ce Pierre ?. C'est des choses dont on parle ça, mais les faire ! Oui en y repensant je me demande si tu as eu raison... » puis plus loin « Mais oui tu as bien fait chérie : Tu es mieux sans lui on verra. On est deux. Je t'aiderai. » Cela montre la complexité de ce genre de situation et de sa légitimité.

À la fin il y a la confusion des sentiments pour Maxime: « N'empêche, ce qui est à moi est à moi, ça tombe sous le sens ! Et Pierre est à moi, même si je l'ai quitté, trompé et désaimé, parce que, moi quoi qu'il en semble je ne suis pas complètement partie et que je l'aime encore quelque part en moi malgré moi. Passé oblige ».
Elle pose toute la problématique de l'habitude, de la routine et de la possessivité et de la difficulté à se défaire d'une histoire d'amour qui a existé et de la déchirure que cela occasionne....Le lien peut être précieux et nous ancrer dans "l'Être la femme ou le mari de" ….
Ce roman est léger, sans plus....



Par Mélusine - Publié dans : Romans - Communauté : Salon Lecture
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