Bonjour et bienvenue chez moi :-). Vous trouverez ici mes modestes critiques littéraires composées au fil de mes lectures. Le monde de la littérature est si vaste que le partager me semblait très intéressant. Bonne lecture à tous...
Auteur : Cormac McCARTHY
Genre : Roman
Éditions : Points
Date : 2009
Nombre de pages : 253
ISBN : 978-2757-811610
Quatrième de couverture :
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de c. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.
Mes impressions :
Un homme et son jeune fils traverse le pays, vers la cote sud et vers un destin qui, ils espèrent ne sera pas fait de morts ; mais la route est longue et semée d’embûches
après l’holocauste.
La terre est dévastée et jusqu’au bout nous ne saurons pourquoi mais le fait est là : très peu
de survivants, quelques uns croisés en chemin, qui parfois s’entretuent pour se manger et ainsi ne pas mourir eux-mêmes.
Les décors se résument à des rivières noires de détritus, d’une eau impropre, de cadavres, de corps mutilés, carbonisés, de végétations brûlées. La terre est un immense tas de cendres et de
pourritures, dans le froid et la pluie.
Certaines scènes sont dures, difficiles à imaginer et empreinte d’un réalisme à vous couper le souffle.
Tous deux marchent, indéfiniment, s’alimentent des denrées trouvées dans les maisons ravagées, pillées et/ou abandonnées, qu’ils rencontrent et devront s’armer de courage pour tirer leur seul
compagnon de route, un caddie remplie d’objets et de quelques boitent de conserve qui les aideront à tenir le coup.
Le père est malade, il crache du sang, il a les poumons en feu et le petit est souvent au bord de l’épuisement ; mais leur courage et leur ténacité restent exemplaires.
Le père et le fils, pas de prénoms, puisque tous deux ont perdu leur identité, vont à la recherche d’un ailleurs meilleur mais la vie va en décider autrement pour le père.
Le lecteur s’attache à ces deux personnages, le père parfois sévère par la force des choses et parfois à bout de force, soutiendra son fils jusqu’au bout. Il se fait des promesses et c’est ce qui
le maintiendra en vie le plus longtemps possible. Comme si sont but était de sauver l’enfant et sa mission, sortir l'enfant de cet enfer.
La traversée faite d’horreurs, ne leur ôtera pas l’espérance.
La fin m’a arrachée des larmes et plusieurs fois je me suis sentie portée par l’histoire comme si je faisais la route avec eux.
Un livre fort, intense, qui se lit vite ; il n’y a pas vraiment de chapitres, et cela montre combien la route n’en finit pas : les phrases parfois courtes et scandées évoquent
remarquablement le désastre.
Les dialogues entre le père et le fils sont simples mais nous pouvons ressentir toute l’ampleur des sentiments et des émotions qu’ils s’en dégagent. Le père protège le fils et le fils à sa façon protège son père et le remercie ; le partage est équitable au sein de l’amour, qu’ils se portent.
Un livre fort, qui donne froid dans le dos, tant la narration nous plonge dans le décor avec réalisme, et qui nous émeut au plus profond de nous malgré l’horreur qu’il s’en
dégage.
Ce roman porté à l’écran doit être très difficile à découvrir pour les âmes sensibles.
Le livre à ne pas manquer !
La bande annonce du film est ci-dessous