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  • : Les lectures de Mélusine.
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  • : Bonjour et bienvenue chez moi :-). Vous trouverez ici mes modestes critiques littéraires composées au fil de mes lectures. Le monde de la littérature est si vaste que le partager me semblait très intéressant. Bonne lecture à tous...
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Cléo et Sam de Helen BROWN

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 08:26

Un chat nommé Darwin

 

Auteur : William JORDAN
Genre : Roman
Éditions : Robert Laffont

Année : 2003
Nombre de pages : 224
ISBN : :978-2-221-09972-8

 

Quatrième de couverture :

 

Célibataire endurci, William Jordan est convaincu de n'avoir besoin de personne pour être heureux... Ses certitudes sont ébranlées et sa vie à jamais transformée le jour où un gros chat roux s'invite dans son jardin et lui mordille la main à l'ombre d'un bougainvillier. Lui, le scientifique qui a toujours considéré les animaux comme des objets d'étude, tombe sous le charme... II adopte le chat et le baptise Darwin. Hélas, William découvre bientôt que Darwin est porteur d'un virus fatal. A mesure que le lien affectif grandit et que la santé du chat décline, cet homme froid éprouve des émotions dont il ne se serait jamais cru capable.

 

Mes impressions :

 

Ce livre comme le définit l'auteur est un carnet de route à visée philosophique...Le narrateur William 44 ans, biologiste, une homme solitaire et isolé a besoin d'amour et d'esprit, un chat en sera le vecteur.

Comme le titre l'indique il s'agit d'une histoire de chat et plus particulièrement d'un chat que William nommera Darwin.
Pourquoi prénomme t-il son chat ainsi ? Parce que Darwin a révolutionné la biologie et ses travaux sur l'évolution des espèces vivantes sont remarquables.

Ici l'enjeu est de comprendre l'esprit humain en tant qu'objet biologique.

Dans une introduction intelligente l'auteur nous explique comment se noue une relation de confiance entre un animal et un être humain. La communication devient unique, entière, jusqu'à la mort de l'animal. Mais elle est telle qu'elle peut se substituer à une relation humaine. Les sentiments ne sont-ils pas les mêmes ? Attachement, plaisir et communication ?
L'auteur décrit le phénomène des sentiments (amoureux), des émotions l'attachement et peu importe qu'il s'agisse d'une relation d'un être humain à un autre ou d'un être humain vers un chat, car le phénomène des émotions reste le même.
L'introduction relève plus de la science et de la biologie que du romanesque. L'auteur donne le ton du livre : il ne sera pas seulement un roman mais une étude approfondie sur les relations. Il nous en révèle les mécanismes. Dans chaque relation il y a toujours un dominant et un dominé.
« Les sentiments tels que l'amour et l'affection n'ont aucune place dans les raisonnements scientifiques à moins qu'on ne les envisage d'un point de vue intellectuel, en tant que mécanismes ».

Il s'intéresse à Darwin une fois qu'il a recueilli chez lui...et il finit par s'y attacher, par le regarder vivre, l'épie pour essayer de le comprendre. Mais Darwin tombe malade. Le vétérinaire le déclare comme porteur de la leucose féline et William en sera affecté
William va alors l'aider à mourir chaque jour en étant présent, en le soutenant, en étant aux petits soins, pour que sa fin de vie lui soit moins pénible.
Mais ce virus aboutira à la mort de l'animal dans une lente agonie.
William en vivant aux côtés de Darwin apprend l'inquiétude, la peur, la tristesse mais aussi la compassion, la joie du partage et de la présence.
L'auteur analyse alors la place que l'animal peut prendre au sein d'un foyer et plus généralement au rôle qu'il joue dans la société.

L'animal sera utilisé comme objet pédagogique et pourtant l'auteur va utiliser la relation avec son chat pour pénétrer celle qu'il y a entre les êtres humains et vice versa.

Dans la deuxième moité du texte, lorsque la maladie se développe, l'auteur change de ton et se préoccupe plus de la santé de son animal.
Après l'attachement, les thèmes de l'intelligence, des habitudes, de la maladie, de la mort, de l'amitié et des attitudes nous offrent une vue d'ensemble. L'auteur mêle l'étude cognitive au romanesque.
Livre qui se veut instructif mais avec lequel je me suis parfois ennuyée. Il demande de l'attention et de la concentration pour bien comprendre tous les mécanismes biologiques.
Parce qu'il prend soin de Darwin, William se découvre capable d'amour et de sentiments ; il nous apparaît comme (chat)leureux. Il va être confronté et entrer en contact avec des personnes ce qui va lui permettre de renouer avec une vie sociale. La présence de Darwin le rendra humainement plus attachant et attendrissant.
Mais l'inévitable arrive : les jours passent , la maladie de Darwin progresse.
Il compense sa peine avec l'arrivée de Hoover un autre chat qu'il va peu à peu apprivoiser mais au lieu de l’apaiser, cette rencontre le chargera de culpabilité et du sentiment de trahison envers Darwin.
Cependant la conscience de Darwin viendra à celle de son maître et le jour de sa mort un an et demi après leur première rencontre, elle va adoucir sa conscience en le délivrant de ses craintes et de sa culpabilité :
Viendra donc le temps des souvenirs qui font que Darwin ne mourra jamais complètement, il restera dans l'esprit de son maitre qui s'en nourrit.
Darwin a guidé son maître tout au long de sa présence vers les autres en améliorant sa vie et ses pensées trop nombrilistes.
Ce maître à travers ce livre lui rend hommage en décrivant leur vie commune et respective même si elle finit dans la souffrance.
Ce livre est à la fois une mine d'informations sur les chats en particulier et le phénomène de la présence des animaux en général dans un foyer : souvent on les considère comme faisant partie intégrante de la famille....et c'est réellement le cas.
J'ai été cependant gênée par les longues tirades dans lesquelles le côté scientifique de l'auteur prend le dessus.
La fin est somme toute très émouvante...
Au final il s'agit d'une belle histoire entre un homme et son chat qui communiquent pleinement ensemble même si l'un est dépourvu de la parole, il s’exprime avec ses mimiques, son miaulement et ses attitudes.

Ce livre s'adresse aux amoureux des chats bien sûr et ceux qui n'aiment pas cet animal parce qu'il paraît indépendant ne le verront plus du tout ainsi une fois qu'ils refermeront le livre.

 

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commentaires

Antoni 03/09/2012 10:56

La 4ème de couv' est très attirante : et a priori, ce roman vaut le détour.

Mélusine 05/09/2012 09:07



Oui, il fait passer un bon moment



Cicciotella 15/07/2012 20:53

J'ai lu beaucoup de livres en ce moment essayant de définir ce qui nous rend spécifiquement humains.
A l'image de notre génome, presque rien ne nous différencie des animaux. Pas étonnant que ce chat initie à l'affection cet homme froid.
A rapprocher de cette scène de "Vendredi ou La Vie sauvage" où Tenn réapprend à Robinson à sourire.

Mélusine 16/07/2012 07:56



Parfois les animaux sont mêmes plus humains que les êtres humains....
J'ai à ma connaissance une anecdote réelle qui me le prouve....
D'ailleurs "Vendredi ou la Vie sauvage" est citée !!!



Alex-Mot-à-Mots 29/06/2012 14:16

Voilà qui est fort tentant pour moi.

Mélusine 05/07/2012 07:06



oui parce que tu aimes les chats sans doute



Philippe D 28/06/2012 18:00

Moi, les histoires de chats...bof.
Mais bon, on se trompe parfois, ça me plairait peut-être...
Bon weekend.
Demain midi, je serai en vacances. YES !!!

Mélusine 05/07/2012 07:06



Bonnes vacances alors et profites-en bien !