Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Les lectures de Mélusine.
  • Les lectures de Mélusine.
  • : Bonjour et bienvenue chez moi :-). Vous trouverez ici mes modestes critiques littéraires composées au fil de mes lectures. Le monde de la littérature est si vaste que le partager me semblait très intéressant. Bonne lecture à tous...
  • Contact

Lecture en cours

Cléo et Sam de Helen BROWN

Archives

4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 16:30

Printemps au Prater

 

Auteur : Stefan ZWEIG
Genre : Nouvelle/Roman
Édition : Le livre de poche
Date : 2010

Nombre de page : 120

ISBN : 978-2253-145042

 

Quatrième de couverture :


Printemps au Prater et La Scarlatine sont des œuvres de jeunesse : Stefan Zweig n'avair que dix-neuf ans quand fut publiée la première. Toutes deux se déroulent à Vienne où l'auteur passa ses vingt premières années.
Baigné d'une atmosphère magique, Printemps au Prater raconte une courte et poétique parenthèse dans la vie d'une jeune courtisane en quête d'aventure : quelques heures d'un après-midi et d'une soirée qui la replongeront dans l'attente fébrile d'un futur prometteur dont elle connaît d'avance la vanité.
La Scarlatine décrit le tragique passage à l'âge adulte d'un tout jeune homme, venu étudier la médecine à Vienne, et qui sera consumé par une brève et fatale passion.
Ces deux œuvres révèlent la finesse d'analyse psychologique, la recherche d'un message humain universel, qui ont fait de Stefan Zweig un des grands classiques de notre temps.

 

Mes impressions :

 

Printemps au Prater a été écrit alors que Zweig n'avait que 19 ans. Les lecteurs remarquent sa jeune et fragile plume sans toutefois être mièvre.
Publié en 1900 cette courte œuvre relate le désir, la sensibilité et la sensualité d'une courtisane. Une histoire de mœurs légères dans cette époque puritaine.

L'histoire se passe à Vienne, Lizzie vit richement aux côtés d'aristocrates et autres hommes tous richissimes.
Lizzie est nostalgique de son passé alors qu'elle est entretenue par des hommes riches de la bourgeoisie. Mais un jour lasse de toute cette hypocrisie, elle se rend au Prater dans sa robe simple, celle de jeunesse alors qu'elle était encore avec ses parents. Elle délaisse la voiture pour marcher et se rapprocher des choses simples de la vie. Dans la parc, où elle rencontre un jeune étudiant Hans. Malgré du mépris et sa faible estime pour ce jeune homme simple, elle se laissera séduire le temps d'un après midi et d'une soirée ainsi elle saisit que la vraie vie ne se situe pas dans la vie de débauche qu'elle mène.
Zweig nous dépeint là une jeune femme qui a gardé sa fraîcheur et une partie de son innocence, et sa vie ne lui convient pas réellement. Alors aura t-elle la force et le courage de revenir en arrière et redevenir la jeune fille simple des faubourgs ?

Les lecteurs retrouvent dans cette nouvelle la complexité des sentiments, le regret, le remords peut-être.
Son style particulier et sautillant est à l'image de Lizzie, perturbée, en proie à des sentiments contradictoires.
La nouvelle est simple et rapide mais laisse quand même passer les inquiétudes et les sentiments de cette jeune femme.
Les descriptions sont faites souvent sous forme de métaphore. Elle dépeignent agréablement, le printemps qui embellit la vie et l'insouciance.

 

La scarlatine, a été écrit plus tard. Zweig a alors 26 ans.
Cette œuvre est étudiée avec minutie.
C'est l'histoire de la fin de l'enfance, peut-être celle de Zweig lui-même. La fin des illusions au sein d'une famille. En parant de chez lui pour étudier la médecine, il se retrouve à Vienne. Il espérait une ville gaie et se retrouve dans une ville glaciale et pluvieuse.
Il fait la connaissance de son voisin de palier, Schramek un étudiant en dernière année de droit; mais a une vie dissolue, il boit, fume, se bagarre, a une maîtresse...Tout cela intrigue Berger; qui se sent en décalage face à lui.
Cette nouvelle se passe sur trois saisons. De l'hiver jusqu'au printemps, signe de renouveau.
Berger, va évoluer, s'essayer à une vie qui ne lui correspond pas. Il se sent seul et pas assez mûr. Il en souffre et écrit son désarroi à sa sœur. Il sèche les cours et veut rentrer chez lui auprès des sien.
Mais il se prend d'affection pour une jeune malade, la fille de sa logeuse, il va la soigner et s'apprend d'elle. Il va attraper la scarlatine suite à l'échange d'un baiser. Son état se dégrade et il fait le constat amer qu'il a contracté une maladie infantile donc cela lui confirme qu'il n'est pas encore adulte. Ce qui le désole.
Très vite son état se dégrade, puis il meurt, mais il a remporte la victoire de se sentir adulte, puisque que comme le médecin a dit, si les enfants se remettent bien de la scarlatine, les adultes meurent des maladies infantiles. Ainsi il se sent adulte puisqu'il meurt de cette maladie.
Le jeune homme alors sera confronté à sa réalité.

Dans ces deux textes, il est question d'innocence. Lizzie est rattrapée par son passé de jeune fille des faubourgs Berger garde l'innocence d'un « gamin » confronté au monde adulte, auquel il ne sent pas appartenir. Il garde en lui un comportement infantile et les autres se moquent de lui.
Il ne se fait pas à sa solitude.
Chacun des deux personnes, se rend compte que la vie qu'ils ont choisis n'est pas celle qu'ils croyaient. Ils sont dépités et nostalgique du passé en proie à des tourments difficilement supportables.
Zweig, décrit bien ces derniers et les sentiments contradictoires qu'ils occasionnent à ces jeunes gens.
Le style de « La scarlatine » est plus soutenu, plus précis; ce qui fait de l'œuvre un récit sensible et agréable à lire. Il se lit facilement et rapidement.
Ces deux nouvelles sont je pense intéressantes pour découvrir cet auteur.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Antoni 07/08/2010 17:36


Salut Mélusine, un petit bonjour et un court passage pendant mes vacances. Je suis désolé, je ne connais pas du tout Stefan Zweig. A corriger sans doute. En ce moment, je suis beaucoup moins
présent. Je suis content, je suis inspiré alors j'en profite. A bientôt.
Amitiés.
Bonnes vacances si tu as la chance d'y être...


Mélusine 08/08/2010 08:55



Bonjour Antoni...Je me doutais que tu étais peut-être en vacances, puisque je ne voyais pas de nouveau billet, sur ton blog ...Mais contente de lire que tu es inspiré;  l'air des vacances te va bien  alors ! bon courage pour la suite.



Dona Swann 07/08/2010 10:53


J'ai peu lu de cet auteur, mais j'aime beaucoup.