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  • : Les lectures de Mélusine.
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  • : Bonjour et bienvenue chez moi :-). Vous trouverez ici mes modestes critiques littéraires composées au fil de mes lectures. Le monde de la littérature est si vaste que le partager me semblait très intéressant. Bonne lecture à tous...
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Cléo et Sam de Helen BROWN

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:26



Auteur : Hubert MINGARELLI
Editions : Seuil
Genre : Roman contemporain
Nombre de pages : 248
ISBN : 978-0-02-094

Quatrième de couverture :


«  Je ne vais pas mentir à propos de ma jambe. Je n'ai pas envie de me faire plaindre en disant qu'elle me faisait mal. Parce que, aussi loin que je me rappelais, ma jambe ne m'avait jamais fait mal. Elle ne m'empêchait pas non plus de marcher aussi vite que n'importe qui. Peut-être même que je marchais plus vite que la moyenne des gens. [...] C'était pour être le moins longtemps possible ridicule à marcher de la sorte, en me déhanchant à cause de ma jambe droite qui était raide depuis toujours. [...] Je marchais comme un demeuré, quelqu'un qui aurait eu un problème dans la tête. Mais je n'avais pas un problème dans la tête. J'avais seulement que ma jambe refusait de plier. Voilà tout ce qu'il y avait, ma parole. »

Mes impressions :


Quelle belle histoire...
Un enfant nommé Absalon, handicapé raconte aux lecteurs ses pensées les plus intimes au jour le jour et ses tourments; il essaie de comprendre la vie, sa vie et de la mener du mieux possible. Il mêle ses impressions dans sa tête et celles qu'il voit. (Colline, rivière, le ciel, la pluie...)
Il se pose des questions comme par exemple «  A quel moment sait-on qu'on aime » ?
Il décide d'aller à la grande ville pour qu'on y soigne sa jambe « raide ». Dans son quotidien il y a sa meilleure amie Rosanna qui est aussi seule que lui, son père, désemparé depuis que sa femme est morte, et qui perd un peu la raison, sa seule occupation étant de fabriquer des tuiles pour son toit en récupérant des boites de conserve, entre eux, aucun mot n'est échangé. Absalon nous parle de sa mère morte, de son ami Emmeth, qu'il écoute raconter sa vie inlassablement, du pasteur avec qui il a des griefs et de la femme de ce dernier, mais aussi de Msimangu, un drôle de personnage à qui il rend des menus services payés et qui lui permettra de payer son billet de bus, mais il nous narre aussi sa jambe qu'il caresse, soigne et évoque ses espoirs, sa désespérance. Il parle d'océan et de rivière comme personne. Il s'attache aux détails ceux qu'ils voient avec ses yeux et nous les livre pudiquement.
Il fait des allers et des retours sur le chemin comme sur sa vie avec légèreté mais paradoxalement il nous fait partager le poids qu'il a sur ses épaules
On s'attache d'emblée à ce petit Absalon, nous nous imprégnons de son quotidien, nous avons envie de l'aider et de faire le chemin avec lui.

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