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"La mécanique du coeur" de Mathias MALZIEU

 

 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 16:59

 

Aide-toi-et-le-ciel--jpg

 

Auteur : Yves VIOLLIER

Genre : Roman
Éditions : Pocket

Année : 2011

Nombre de pages : 211

ISBN : 978-2266204538

 

Quatrième de couverture :

 

Marie n'a rien vu venir. Quand son fils Simon est revenu d'Haïti, très affaibli par la malaria, elle n'a pas mesuré son malaise. Dévasté par la misère et la violence qu'il a rencontrées pendant sa mission humanitaire, rongé par l'impuissance et la culpabilité de ne pas avoir pu faire plus, Simon a sombré. Jusqu'à vouloir commettre l'irréparable. Bouleversée dans son rôle de mère, ébranlée dans sa foi, Marie doit se reconstruire. Une épreuve qui va changer sa vie.

 

Mes impressions :

 

Un vrai coup de cœur pour moi que ce roman dense et tellement émouvant.
À sa lecture, je l'ai trouvé d'une rare intensité.
Je ne vais pas détailler le contenu (explicite juste ce qu'il faut en quatrième de couverture) parce que ce serait vous en priver et dévoilerait trop de l'histoire  ; alors je vais sans doute être confuse en m’efforçant de taire les principaux évènements qui ont lieu jusqu'à la dernière page.


En résumé, ce roman parle d'un mère qui travaille au sein de la JOC et de son fils parti puis revenu d'une mission humanitaire.
[La JOC est une association qui œuvre à l’insertion des jeunes dans la société et dans la vie. Depuis plus de 80 ans, elle propose aux jeunes de se rassembler et leur offre les moyens concrets de mettre en œuvre des projets qu’ils auront eux-mêmes définis. Animée par les jeunes eux-mêmes (une JOC "avec, pour et par des jeunes"), la JOC lutte contre leur exclusion et vise à favoriser leur autonomisation en développant des solidarités actives. Sources Wikipedia].
Les nombreuses références aux convictions et croyances de Marie finissent par être redéfinies.
Je précise que les personnes athées ne risquent pas d'être chagrinées par ces références puisque derrière les croyances Chrétiennes se cachent le reflet de valeurs humaines, sociales mais aussi personnelles d'ailleurs la philosophie qui s'en dégage nous pousse à la réflexion.


J'ai été transportée par les deux personnages principaux.
Nous pouvons facilement nous identifier à chacun d'eux. La mère m'a bouleversée et le fils m'a affectée.
Simon et Marie s'aiment, je dirai même qu'ils sont fusionnels. Lui veut ressembler à sa mère, être autant persévérant, aimant, efficace ; Elle, s'apercevra trop tard que derrière ce fils sensible à la douleurs des plus pauvres se dissimule une souffrance existentielle.
Simon et Marie sont vrais, empathiques et naturels.
Ils se sont perdus mais se retrouvent après des épreuves et ils ne seront jamais plus comme avant.
Il y a un avant Haïti et un après ; pays où Simon choisit d'aller pour apporter son aide et dont il revient malade et affaibli.

Les autres personnages qui les entourent sont autant sincères et présents donc tout autant attachants parce qu'ils sont entiers.

On sent toute l'ampleur des malaises de tous à travers les mots et les subtilités.
Mais pourtant tous s'accrochent à un espoir infini.
Seulement parfois leur faiblesse les rattrape mais ils continueront de s'entraider et surmonteront leur peine.


L'auteur qui est un homme, décrit pourtant au plus juste et avec une grande sensibilité les ressentis de Marie. J'en suis étonnée. Il parvient à se mettre dans sa peau et dans son âme ; il éprouve à la perfection les douleurs d'une mère dont le fil est écorché par la vie et par ce qui l'a vécu.

 

Le style donne cette impression d'une narration qui manque de souffle, certaines phrases sont hachées comme la vie qui habite les personnages ; à l'image de leur peur, leur crainte, leur envie, leur doute mais aussi face à la culpabilité de Marie à qui on reproche de s'occuper plus des autres que de son fils.
Parce qu'elle travaille pour les jeunes des JOC, elle donne de son temps et de son énergie à ceux qui se cherchent, en proie à de réelles difficultés personnelles et familiales qui souffrent et ne comprennent pas toujours la vie et la société qui les entourent.

La JOC offre aux jeunes des espaces pour se rencontrer, s’exprimer, débattre et agir ensemble. En dispensant des formations, en donnant accès à l’information et en favorisant la réalisation de projets personnels ou collectifs, la JOC donne à chacun les moyens de devenir acteur de sa vie.
Marie travaille et anime ces rencontres. Elle se donne à fond pour offrir à ces jeunes un lieu d'écoute et de partage.Nous prenons part à sa détermination.
Dans un langage clair, elle nous parle des difficultés de vivre, de trouver sa place dans une société qui est de plus en plus compliquée.

Mais l'amitié, l'amour seront une source inépuisable de réconfort et de force même si parfois elles sont peu perceptibles et susceptibles de venir en aide à cause des enjeux de la société.

Ce livre décrit finalement la perte puis la rencontre et les retrouvailles entre une mère et son fils, deux solitudes, deux forces. Il parle de la foi en général et de la foi Chrétienne en particulier. Puis de la défaillance de cette même foi, rattrapée par le réalité, puis de l'espérance à nouveau....
Marie et Simon vont rebondir, grâce aux autres, grâce à l'amour.

Comme les tournures imprévisibles, tous deux vont aller au bout de leur rêve et de leurs souvenirs.

Même si leur père et mari Abi n'est plus là physiquement il continue de vivre dans le souvenir et par le sentiment d'une présence « Il n'y a pas si longtemps on aurait dit la veuve Gendreau. Elle ne se sentait pas veuve. Elle avait la conviction d'une présence. C'était très fort. Ils jouaient une partie de cache cache. Elle lui parlait. Il lui répondait à sa façon. »

 

Voici quelques extraits :

« Elle n'est pas capable de bouger quand les autres se lèvent. Reste collé à sa chaise. Figée, pâle sans doute. Clause s'en aperçoit en célébrant, la surveille. Est-ce qu'elle ne devrait pas s'agenouiller avec le grand jeune et se révolter à son tour : »Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonnée . Des millions d'hommes et de femmes, partout dans le monde, dans les hôpitaux, dans la rue, chez eux à chaque instant, sont terrassés comme elle par des souffrances, des maladies, des accidents. Ils tombent et n'ont pas la force de se relever. Et se relèvent quand même »

Marie dit des médecins qui condamnent son fils « Leur ignorance est aussi grande que leur connaissance ».
Sur la difficulté de vivre « 
La vie c'est comme un oignon qu'on épluche. Ça finit toujours par des larmes »

Sur les doutes et leur ultime voyage à bord de leur bateau le Simon-Marie « Simon s'active. Pas besoin de paroles. Les regards suffisent.Quand elle se met debout au vent après les dernières bouées du chenal, il hisse la grand-voile. Ils sont sortis souvent ces dernières semaines. Il lui a dit comme ça en hissant le foc :

-Pour moi, tout ça, c'est une chance. Excuse, mam j'en serais pas là si ça n'était pas arrivé …
Il était accroché à la drisse, les jambes pliées.
-C'est ma force...

Elle se demande si elle aussi n'est pas enfin en train de quitter son enfance. Elle n'est sûre de rien, doute de tout. La nuit des entrailles du poisson n'est plus aussi effrayante. C'est dans la nuit des entrailles que le miracle de la vie s'accomplit. Elle va vivre avec et faire confiance »

Conclusion : Lisez ce livre, il est à lui tout seul un grand message d'espoir et une belle leçon de vie et de courage.
Vous en ressortirez troublés.

Par Mélusine - Publié dans : Romans - Communauté : Salon Lecture
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 17:30

Beaudragon.jpg

 

Auteur : Régine RAYMOND-GARCIA

Illustratrice : Éva KOPP
Genre : livre enfant

Éditions : Alpha Book éditions

Année : 2011

Nombre de pages : 30

ISBN : 978-2364210103

 

Quatrième de couverture :

 

Beaudragon vient de naître. A peine né, il gonfle, gonfle et gonfle encore ses joues ? Et devinez ce qu'il en sort ? Un cœur, puis deux et trois petits cœurs roses. Papa Dragon est très en colère. Depuis des générations, on souffle des flammes pas des cœurs... Heureusement l'amour et l'amitié vont tout arranger.

 

Mes impressions :

J'ai été de suite attirée par la couverture, les illustrations, les couleurs et l'impression de grandes qualités.
Vraiment un très bel album pour enfants que l'on prend plaisir à lire et relire.

La thématique de la « différence » est présentée sur fond familial et amical pour nous offrir une histoire toute en tendresse, émotion, douceur et humour.
J'ai été touchée par la naissance de ce petit dragon et de son aventure que je ne manquerai pas de faire découvrir à ceux qui souffrent de leur différence (physique ou autre) et à ceux qui ont du mal avec la tolérance.
Être différent peut s'avérer blessant quand les autres nous le font sentir, qui plus est quand nous ne correspondons pas au désir que nos parents et nos proches avaient pour nous.
Il faut alors à l'image du petit dragon cracheur de cœurs tous mignons et non de feu, s’accepter, s'assumer et apprendre à vivre avec nos particularités. L'amitié et le regard d'acceptation des autres seront indéniablement salvateurs


Les dessins sont vraiment très agréables à l’œil, les couleurs flamboyantes nous invitent à feuilleter le livre pour y découvrir à chaque page des dessins de choix. Je vous laisse découvrir celle-ci ici avec une image du livre  Beaudragon et sa maman :


Beaudragonetsamaman_EvaKopp.jpg

 


Le thème nous interpelle, il fait appel à notre imagination et à nos rêves d'enfants voire d'adultes : un monde meilleur où la méchanceté, les peurs, les différences laisseraient place à l'amour et à l'amitié et à la tolérance.
Le message est là : Après l'étonnement premier, les parents aiment quand même leurs enfants même s'ils ne leur ressemblent pas et ne sont pas conformes à leur espérance. L'amitié est nécessaire à l'acceptation de soi, même si elle n'est pas suffisante
Le titre est très bien choisi. Il résume l'ensemble. Il faut faire de nos faiblesses, des forces.
À découvrir et à faire découvrir.

Par Mélusine - Publié dans : Livres pour enfants - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 10:12

L-etoile-magique.jpg

 

Auteur : Philippe DESTERBECQ

Genre : Livre enfant

Éditions : Chloé des Lys
Année : 2011

Nombre de pages :74

ISBN : 978-2874595707

 

Quatrième de couverture :

 

Pierrot, 10 ans, est passionné d’astronomie. Pour son anniversaire, son père lui offre le cadeau qu’il attend depuis toujours : des lunettes astronomiques.

Aussitôt, il se met à observer le ciel. Tout à coup, il aperçoit une étoile filante. Ce phénomène permet de réaliser un vœu, paraît-il, mais Pierrot n’y croit pas. Peut-être a-t-il tort…

En observant bien le ciel, il y découvre une étoile qu’il ne connait pas, lui pour qui la galaxie n’a aucun secret. Il trouve cette étoile bien étrange avec ses sept branches. Il ne le sait pas encore mais ses observations vont le conduire dans une aventure dont il éprouvera bien des difficultés à sortir…

 

Mes impressions :

 

Pierrot ce petit homme n'est pas très bon et sage à l'école mais il rêve et ses souhaits pourraient devenir réalité grâce à une étoile magique qui rappelle les étoiles filantes....voici en une phrase le contenu de ce livre.


Il m'a permise de retrouver un peu de mon âme d'enfant et ma fille de 8 ans a pris plaisir pendant 11 jours à lire chaque soir un chapitre.
Très accessible il lui a permis de trouver refuge dans cette étoile qui peut exaucer les vœux.

Pierrot est très attachant, son histoire et son entourage nous dépeignent certains côtés de notre société et de la famille actuelles.
Il permet de trouver un peu de beauté et de plaisir dans ce monde qui nous en prive de plus en plus.
Je renoue et me réconcilie ainsi avec le conte enfantin ; j'ai pu entrer rapidement dans l'histoire et me laisser transportée. Enchantée.


Philippe DESTERBECQ nous offre là un pur moment de plaisir et d'étonnement. Avec humour, tendresse et l'ultime émotion il nous fait plonger dans son univers et dans l'univers de l'enfance.
On voudrait que nos souhaits deviennent possibles - N'est-ce pas le rêve de chaque adulte de pouvoir lire dans les pensées des autres ou voir son rêve s'exaucer rien qu'en le mentionnant ?.
L'épilogue émouvant nous rend le monde et ses habitants meilleurs. L'attention envers les autres nous réconforte.
Ce livre est un conte moderne proche du classique d'Aladin, dans le fond mais non dans la forme. Très actuel il nous plonge dans la cours des écoles avec son lot d'enfants tous différents mais tellement semblables par leurs espérances.
Il permet aussi aux enfants de grandir. Peut-on tout ce permettre ? Ne devons nous pas faire davantage attention aux autres et à leurs différences ? Peut-on se moquer de tout ? . Il apprend aux enfants que chacun de nos actes a une conséquence, heureuse ou malheureuse.
Ce livre a une morale que je vous laisse découvrir.
Le style très accessible est apprécié des enfants pour qui la lecture est donc plus fluide.
Je regrette cependant qu'aucune illustration ne vienne compléter le texte car le sujet et les thèmes s'y prêtaient.
La couverture (réalisée par le fils de Philippe) en est témoin. Très belle, tendre et qui nous laisse voir un avenir meilleur avec un clin d’œil au mystère de la vie et des relations.

À lire !
Merci à Philippe D auteur, pour l'envoi de son livre.

 

Par Mélusine - Publié dans : Romans - Communauté : Salon Lecture
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 08:54

 

Le chant des âmes


Auteur : Frédéric RAPILLY

Genre : Thriller
Éditions : Critic
Année : 2011

Nombre de pages : 370

ISBN : 978-2953499841

 

Quatrième de couverture :

 

Quand des touristes découvrent le corps crucifié d'une jeune femme au cœur de la forêt de Brocéliande, les médias se déchainent et l'affaire fait vite la une de l’actualité.
Alors que la police s'oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan ex-grand reporter, est chargé de la contre enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d'un photographe inexpérimentée il comprend rapidement que la police fait fausse route : la veille du meurtre, la victime semble s'être rendue à une rave-party. L'enquête prend un tournant inattendu lorsqu'en Thaïlande, un deuxième cadavre est retrouvé en marge d'un événement similaire.
Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l'homme. Seuls, ils se lancent sur la piste d'un tueur en série, qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des nuits électro.

 

Mes impressions :

 

Dans le prologue et le chapitre premier nous faisons la connaissance avec Hua jeune femme asiatique qui aime les boites de nuit et s'adonne à l’alcool et les drogues.
Dans le second chapitre un groupe d'enfants et pré-adolescents, jouant dans les bois font une macabre découverte : un cadavre dans une mise en scène de crucifixion.

Marc un journaliste quelque peu dépressif suite au décès de sa femme d'une façon que je vous tairai pour ne rien vous dévoiler de la personnalité de ce dernier, essaie de remonter la pente en pratiquant le surf et en s'occupant d'une boutique d'antiquités dont il est le propriétaire.Il a abandonné son métier de reporter puisque la mort de sa femme et son passé le perturbe jusque dans ses nuits. Seulement son ami Patrick rédacteur en chef et beau père ne cesse de le confronter à son métier d’antan avec ces appels téléphoniques intempestifs ; il espère le faire renouer avec son activité professionnelle de grand reporter mais surtout de donner à son journal Paris Flash une renommée certaine avec l'affaire d'une jeune fille morte de façon singulière.
Il propose donc à Marc de mener son enquête sur le meurtre de cette jeune femme et de partir à la chasse au scoop. Ce dernier va finalement accepter cette affaire qui l'interpelle, lui parle....
Patrick va l'affubler de Katie une photographe qui débute dans le métier. Tous deux bientôt vont s'apercevoir que plusieurs affaires de meurtres sont liées par un modus operandi similaire. Ils vont alors tenter d'infiltrer le milieu fermé de la techno et vont progresser dans leur enquête, jusqu'à doubler celle des policiers.

J'ai beaucoup aimé ce thriller qui est par plusieurs côtés original.

L'intrigue savamment documentée pourrait être réelle, donc crédible. Ce qui est certes un atout. Elle est originale et se situe dans le monde de la musique, plus particulièrement celui de la techno et des rave-party et nous emmène aux quatre coins du monde : Bretagne, Thaïlande, Ukraine mais encore les Canaries ou encore l'Australie. Les investigations de marc et Katie les amènera jusqu'à Jillian une DJ en passe d'être reconnue et célèbre. Tous les trois prennent des risques considérables et j'ai noté que leur personnalité propre les pousse à se surinvestir dans cette affaire chacun pour des raisons personnelles.
Tout au long de ce roman les personnages principaux nous étonnent.
Je me suis très vite attachée à Marc qui par la force des choses est mu par son histoire personnelle. Il tente de reprendre goût à la vie. Il est très humble, humain.
Katie une jeune femme motivée et volontaire saura se faire apprécier.
Jillian est mystérieuse mais a des qualités certaines.
Le style fort agréable m'a embarquée dans un milieu que je ne connaissais pas. Outre le fait que nous voyageons j'ai aussi appris sur le monde du journalisme et notamment sur leur moyen d'investigation.
La frontière entre la fiction et la réalité est infime et elle donne à ce roman toute sa teneur.

Plusieurs rebondissements permettent aux lecteurs de ne pas décrocher un seul instant.

La fin n'est pas habituelle des thrillers puisqu'elle laisse planer des doutes et surtout ne permet pas de terminer le roman avec une conclusion franche...elle laisse les lecteurs en proie à leur imagination.
Elle a laissé mon esprit dans une sorte d'effroi et d’inquiétude.
En résumé je vous conseille ce roman qui est emprunt d'une originalité jusque dans l'épilogue. L'auteur nous fait part de ces instants d'écriture : il nous confie s'être laissé porter le temps de la composition du roman par une musique particulière et nous donne le moyen de l'écouter via son blog et sa playlist notée à la fin du roman.
Je vous laisse découvrir le tout sans oublier de remercier Laeti
pour m'avoir envoyé ce livre, vous pouvez lire son avis ICI ; celui d'Yv est ICI

Par Mélusine - Publié dans : Policiers/Thrillers/Suspense - Communauté : Salon Lecture
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 17:25

La belle aux oranges

 

Auteur : Jostein GAARDER

Genre : Roman jeunesse
Éditions : Seuil  Jeunesse

Année : 2003
Nombre de pages : 220

ISBN : 978-2020623421

 

Quatrième de couverture :

 

Georg un adolescent de quinze ans vit avec sa mère et son beau père. Il mène une vie très ordinaire jusqu'au jour où on lui remet une lettre de son père, décédé alors qu'il n'avait que quatre ans. Hormis quelques photos dans un album et deux ou trois films vidéo, Georg n'a pas de souvenir de son père.
Dans cette lettre d'adieux, son père lui raconte son amour pour la mystérieuse Belles aux oranges et l'interroge sur le sens de la vie.
La belle aux oranges est un hymne à la vie, à l'amour et au courage qu'il faut parfois emprunter les sentiers les plus difficiles de l'existence.

 

Mes impressions :

 

Un adolescent de presque 15 ans voit son père ressurgir après une absence de 11 ans. Georg avait 4 ans quand son père a disparu des suites d'une grave maladie. Il revient au travers d'une longue lettre que sa grand-mère trouve dans une doublure d'une vieille poussette que le père avait souhaité conserver au grenier...
L'enfant tout d'abord ne comprend pas mais au fil des pages il va saisir le message que son père a voulu lui transmettre et il en ressortira grandi.
L'ambiance quelque peu sombre du départ est soucieuse des circonstances. Un homme encore jeune est mort. Son fils vit avec le nouveau mari de sa mère et sa demi-sœur âgée d'un an et demi. Il ne trouve pas sa place au sein de cette nouvelle famille recomposée. Le courrier de son père va l'y aider.

Ce livre est donc une lettre d'un père à son fils. Il ne comporte pas de chapitres. Georg  intervient de temps en temps pour y glisser ses réflexions et souvenirs.

La famille ne s'attendait pas à voir surgir cette missive du père disparu écrite dans le secret, de son vivant. Elle arrive comme un testament à titre posthume.
Le père revient ainsi d'entre les morts et l'enfant devenu adolescent symboliquement ne sera jamais plus comme avant.
C'est toute une éducation que son père lui transmet ; mais surtout il lui parle d'un Amour qu'il a eu pour une jeune femme énigmatique et mystérieuse à laquelle il s'est senti attiré dès le premier regard mais il devra apprendre la patience....

À travers cette histoire de la « Belle aux oranges » [narré comme un conte, un peu à l'image de La belle au bois dormant] il lui parle de l'amour, des petits bonheurs, de l'attente mais aussi de la vie et de la mort et l'interroge puis se questionne à ce propos : « Aurais-je choisi de vivre une vie sur terre si j'avais pertinemment su que j'en serais soudain arraché, peut-être au beau milieu de l'ivresse du bonheur ? Ou aurais-je dès le départ décliné cette proposition de participer à ce jeu à perdre haleine de « Je donne et puis je reprends » ? Car nous ne venons au monde qu'une seule fois. On nous laisse entrer dans le grand conte. Et, ni une ni deux, le conte est fini ».

 

Ce texte est un conte philosophique écrit avec au début quelques notes fantastiques, une sensation de pays imaginaire. On se retrouve dans un univers qui nous est représenté avec des métaphores et s'imprègne ainsi dans nos têtes et au plus profond de nous. Les lecteurs oscillent entre rêve et réalité.
L'histoire au début m'a apparu enfantine mais tellement haletante. On se demande qui est cette « Belle aux oranges » et comment va pouvoir se concrétiser d'autres rencontres entre la belle apparue un jour dans un tram avec un lourd sac d'oranges et Georg. Ce dernier décide alors les jours suivants de parcourir les ruelles de Norvège pour la retrouver.
Son imagination est débordante, elle est le reflet de son amour.
Elle se trouve entre les lignes : dans l'atmosphère, les jeux de mots, les descriptions, toutes précises, millimétrées.
La famille de Georg et ses proches sont largement représentés ; la mère maternelle est enseignante aux Beaux-arts, son beau père est inspecteur à la police criminelle mais cela ne l'empêche pas d'être coquet et d'aimer la mode. Les grands-parents de Georg sont fascinants, la grand-mère est professeur de chant et le grand-père, météorologue, ce qui permettra à Georg d'avoir un regard particulier sur la nature et l'univers.


Son père a acquit une philosophie de vie, de l'instant et de l'univers. Il la livre parfois avec humour à son fils et donc la partage aussi avec les lecteurs. Elle continuera d'exister car le fils décide d'en faire un livre et les générations futures pourront en prendre connaissance.
L'homme porte un regard philosophique sur l'univers mais aussi sur la religion. Il se demande si une vie après la mort serait possible et existerait...Qui le sait ?
Il donne une leçon de courage, d'espoir et d'optimisme. Il accorde de la valeur et une certaine préciosité à l'existence.
Ce roman est accessible à nombre d'entre nous.
Les adolescents y trouveront sans doute de quoi s'épancher et réfléchir sur le sens de la vie, celui que chacun veut bien lui accorder.

Par Mélusine - Publié dans : Jeunesse - Communauté : Salon Lecture
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